Les couleurs pour l'aquarelle sont constituées de pigments en poudre mélangés à un liant soluble dans l'eau constitué essentiellement de gomme arabique, de glycérine, de fiel de boeuf et parfois de gomme adragante, d'amidon ou de dextrine. Il est très souvent nécessaire d'inclure un ou plusieurs de ces ingrédients dans des proportions spécifiques à chaque pigment.
Certes l'utilisation de pigments broyés dans divers liants solubles à l'eau a été fréquente pendant des siécles, mais c'est vers la fin du 18 ème. siècle que la technique de l'aquarelle s'est véritablement développée comme technique artistique, alors qu'elle n'était jusqu'alors considérée que comme une méthode de 'coloriage'. |
John Sell Cotman : Scotman´s Stone on the Greta, Yorkshire |
Les premiers aquarellistes reconnus furent J.R. Cozens (1752-1797) qui a su utiliser la transparence de l'aquarelle pour rendre certaines atmosphères, Paul Sandby (1731-1809), John Sell Cotman (1782-1842) qui fut un très grand artiste par son sens des volumes unique à l'époque, allié a une parfaite maîtrise de la technique, puis Joseph Turner (1775-1851) qui a repoussé les limites en expérimentant de nouvelles techniques de lavis par grattage ou épongeage et l'incorporation de couleurs opaques. Ce ne sont que quelques noms parmi tant d'autres. |

Joseph Turner : Venice, the Dogana and San Giorgio Maggiore |
Le travail à l'aquarelle nécessite l'application successive de légères couches de couleurs appelées lavis. C'est le blanc du papier qui traduit l'éclairage ou la lumière. Chaque couche supplémentaire intensifie la tonalité de la couleur.
Après séchage, la couleur peut légèrement être modifiée par ajout d'eau. L'aquarelle garantie une bonne conservation dans le temps, pourvu que l'on utilise des pigments de bonne qualité et un papier exempt d'acide. |